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LES COMBATS DE LEVIE (du 11.09 au 13.09.1943)
 
 

 

Tous les convois ennemis ont subi à leur passage à Levie des attaques meurtrières (1).
Les hommes du lieutenant de Peretti et de ses adjoints, l'adjudant Paul Nicolaï et le sergent Marc Cervi, disposent d'une centaine de mitraillettes et de trente grenades parachutées dans la nuit au 8 au 9 à Bilzese. Ils ont aussi quatre F.M. inutilisables, puisque le calibre des cartouches livrées ne correspond pas à celui des armes.
Dès le 10 septembre au matin, le Comité du Front National informe le capitaine Bianchi, commandant d'armes italien, que les patriotes passeront à l'action et s'opposeront même par la force à toute livraison de matériel et armement italiens aux troupes allemandes. Bianchi se porte garant de la neutralité de ses troupes.
Le premier convoi venant de Quenza est attaqué dans les rues du village; il abandonne deux véhicules avec deux morts, dont un officier supérieur. Ce convoi, attaqué par les patriotes de Pantano-Tirolo et Carbini, fera demi-tour pour se retrancher sur le plateau de Carbini où il sera capturé.  
Un nouveau convoi de dix-sept véhicules qui a été pris à partie par les patriotes de Zonza et San Gavino, apparaît vers 16 h 30. Il est arrêté au barrage à 1 kilomètre de Levie. Les Allemands descendent des camions. C'est le corps à corps. Les F.M. ennemis arrosent le maquis d'où partent des volées de balles et de chevrotines. Après une heure de lutte, le convoi rebrousse chemin et abandonne trois véhicules. Du côté des patriotes, un tué : Joseph Filippi, de Sotta. 

Le 11 au matin, la D.C.A. allemande interdit un parachutage sur le terrain de Ciniccia entre San Gavino et Levie. 

Le 12 au matin, un convoi de douze camions, protégé par deux automitrailleuses chenillées et deux canons de 20 mm, met plus d’une heure et demie à traverser le village et abandonne un camion. 

 

 

L’après-midi, une forte colonne motorisée s’étendant sur 2 kilomètres arrive de Quenza. Tous les patriotes disponibles sont échelonnés sur son passage. Les Italiens se retirent sur les hauteurs. L’attaque est déclenchée; la réaction est très vive: se faisant éclairer en avant par des patrouilles utilisant des armes automatiques de fort calibre, l’ennemi met plus de deux heures dans la traversée du village. Tout le long du parcours Levie - Sainte-Lucie, il est harcelé par des groupes dispersés et subit des pertes très graves, en hommes et en matériel.

Le 13 septembre au soir, on apprend que l'état de guerre existe entre l'Italie et l'Allemagne. Le capitaine italien Bianchi dispose d’une compagnie de mitrailleurs, d’une compagnie de grenadiers et d’une batterie de 75 tractée. Il demande l'ouverture des barrages de la route stratégique, pour permettre le repli sur Lévie des unités de Pianottoli et Sotta. C'est alors que six patriotes sont tués à Carbini par le détachement S.S. qui capitule peu après devant les patriotes de Levie...

Extraits de "Tous bandits d'honneur". Maurice Choury. Ed. Piazzola.2011

(1) Le Comité cantonal du F.N. se composait d'Ange Stromboni, délégué du Comité d’arrondissement de Sartène, Trajan de Peretti, le maire de la libération, Marcel Maestrati et le lieutenant Alphonse de Peretti, responsable militaire.

parachutage

 

 

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